
Noujoum Ouazza est né à Casablanca (Maroc) d’une mère Berbère et d’un père Saharaoui. Bien qu’il ait grandi et vécu dans une grande ville, il a toujours été attiré par le désert. Après maintes recherches, il a découvert que le désert était le « pays » de ses ancêtres (des Nomades).
Son premier instrument de musique était une guitare qu’il a fabriquée lui-même à l’âge de 9 ans avec un bidon d’huile et un manche à balai. Dès l’âge de 13 ans, il entame ses études de musique à « Alhay Al Mohammedie ». Ces cours sont financés par sa maman qui travaille en tant que domestique. Ensuite, elle l’envoie à l’académie musicale de Casablanca mais son entrée y est refusée suite à des problèmes administratifs. Son papa les a quittés lorsqu’il était très jeune en ne laissant qu’un accordéon accroché au mur.
Deux ans plus tard, il a finalement pu étudier dans une académie spécialisée en musique andalouse. Il a créé son premier groupe « Lassiahe » à l’âge de 16 ans. Il commença ainsi à jouer dans les mariages et les fêtes, ce qui lui a permis de louer son premier Banjo dans un magasin d’instruments musicaux. Il était tellement excité qu’il ne pouvait s’endormir sans lui !
Tout au long de son chemin, il a rencontré des personnes qui l’ont aidé et encouragé à poursuivre dans cette voie artistique : ses professeurs français Ajarfawi et Abderrahim alias « sono », Askhour Mustapha, Kebrite Bouchaib, Zohair, Nourreddin.
Il a enregistré sa première cassette en 1976 avec « Lassiahe » et en 1978 avec « Amarat Fes ».
Sa carrière débute réellement avec le groupe marocain le plus renommé du moment : Lem Chaheb.
Il a rencontré les membres de ce groupe grâce à sa maman qui travaillait chez la maman de l’un de ces membres, le grand Larbi Bata.
Noujoum restera 10 ans avec Lem Chaheb, voyageant à travers le Maroc, de concert en concert en faisant monter l’audience et en éveillant le cœur des fans.
La chance frappe à sa porte le jour où il rencontre Abdesalam Akaaboune de Tanger. A titre d’exemple : Jimi Hendrix ou les Rolling Stones séjournent dans la maison de ce dernier lorsqu’ils sont au Maroc. C’est également à ce moment que Noujoum fait la connaissance du groupe allemand « Dissidenten » (Ex-musiciens de Nina Hagen). Ceux-ci sont réellement impressionnés par la façon de jouer de Noujoum et le convient à participer à l’enregistrement d’un de leurs albums à Madrid :
« Out of the World ».
Cette collaboration continue toujours à l’heure actuelle : avec des concerts à travers le monde et l’enregistrement de 6 CD’s.
Noujoum se produit également avec d’autres groupes tels que « Panache Culture » et « Argane ».
Ouazza Noujoum présente maintenant son premier album solo grâce au producteur Hammond Schneider, au bassiste de « Dissidenten », Uve Mullrich ; musiciens qui croient en son talent et qui lui ouvrent les portes de leur expérience aussi bien que celles de leur studio d’enregistrement.
Ses mélodies sont inspirées de son amour pour la nature ainsi que de son expérience de la nature humaine et de son propre parcours personnel.